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Ruée vers les Hautes-Gorges

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Rhéal et Lucille ont fait des Hautes-Gorges de la Rivière-Malbaie leur eldorado dans les années hippies alors que la route ne se rendait même pas encore aussi profondément dans Saint-Aimé-des-Lacs... Ils s'y sont construit de leurs mains, et de celles de généreux amis, un domaine en pleine nature. Ils y ont élevée une belle famille en accord avec leur valeurs profondes. Depuis 30 ans, ils y accueillent, ils y font des rencontres enrichissantes, ils y restaurent, ils y abritent… Bref, ils partagent ce bout de territoire qu’ils ont apprivoisé avec leur beau projet: l’Auberge le Relais des Hautes-Gorges.

Le relais des Hautes-Gorges

Rhéal a quitté l’Ontario pour une nouvelle vie là où être francophone ne serait plus un obstacle. Il a croisé sur sa route un grand amour pour lequel on voudrait déplacer les montagnes: Lucille. Ils ont plutôt choisi de prendre la route des montagnes… De s’y bâtir une nouvelle vie à deux. C’était le temps, non pas de la ruée vers l’or, ni vers l’ouest, mais bien celui, croissant ces années-là, du retour à la terre. Oh pas une maison de ferme déjà établie! Non! Pour eux, comme pour plusieurs autres jeunes gens dans les « seventies » leur rêve de nature prenait le chemin des rangs, qu’on suivait jusqu’au bout, tout au bout, là où il n’y a plus rien. Plus de route. Plus d’aqueduc. Plus de maison. Rien que la nature sauvage. De tous les rangs du Québec, de tous ceux de Charlevoix, ils en ont choisi un d’exception: celui des vertigineux sommets des Hautes-Gorges de la Rivière-Malbaie. Là, à la limite du Parc National, le territoire est nordique et brut, la végétation verdoyante laisse sa place, au cran ça et là, les terres se gorgent d’eau à l’approche de la rivière et sa vallée formant des étangs, la vie grouille et les animaux sont maîtres. D’abord un campement, puis un abri, puis une maison et finalement le domaine actuel… Ils y ont construits de leurs mains un lieu hors du rythme de vie extérieur. Ils y ont eu plusieurs enfants qu’ils ont élevés dans ce terreau fertile, nourris des valeurs « peace and love », respect et amour profond de la nature. Inspirées par les orchidées sauvages de leur bout de forêt, c’est sans surprise qu’on trouve parmi la fratrie une botaniste et la joaillière Bénédite Séguin qui a fait de ces fleurs uniques sa signature!

Mais toujours est-il qu’un si beau bout de pays, on ne le garde pas jalousement, on le partage, on le rempli d’amis, on le fait découvrir aux visiteurs… C’est ainsi du moins que ça se passe chez les Séguin! De leur repère, ils ont fait un relais. Un relais pour les explorateurs, novices ou experts qui s’aventurent en direction des sentiers du parc au relief impressionnant. Un relais pour ceux qui recherchent, pour quelques jours, à goûter à ce ressourcement du mode de vie qu’ils ont choisi d’embrasser pleinement, leur vie durant. 30 ans à gérer cette auberge-relais. À l’agrandir à la sueur de leur front. À y cuisiner les saveurs boréales de ce terrain, de cette forêt et, plus largement, de cette région qu’ils ont adopté. 30 ans de sourires, de rencontres, d’amitiés, d’accueil, souligné par l'installation d'une sculpture de l'artiste PIBO, grand ami de la famille!

C’est entourés d’amis des premiers jours et de nouveaux complices que la famille Séguin, avec en son coeur le couple formé par Rhéal et Lucille, soulignait cette année l’anniversaire de l’entreprise qu’il souhaite de tout coeur voir perdurer encore longtemps. Les années passent, la santé rappelle au passage qu’on ne peut pas éternellement tout porter sur soi… C’est pourquoi il importe plus encore de rendre l’auberge pleine de vie, pleine de projets, pleine de relève et de nouveaux visages! 

Ruée vers les saveurs locales

Avec l’envie de transposer son amour du territoire dans de gourmandes assiettes du terroir, Rhéal a été faire école, a étudié la cuisine afin d’endosser en toute légitimité le tablier du chef de l’auberge de montagne… 

La terre du Relais des Hautes-Gorges est généreuse pour le cuisinier qui a faim de nature et d’authenticité, ici, même en cette zone reculée de Saint-Aimé-des-Lacs. La cueillette des champignons, petits fruits et herbes sauvages apporte ce je ne sais quoi à la carte. Les jardins à même le domaine eux, sont le repère des verdures, des aromates et des fleurs comestibles dont la carte regorge. 

Puis il y a tous les producteurs locaux des environs qui complètent le menu joliment: fromages, canard, pain au four à bois et micro-pousse… Émeu même, alors que l’auberge a fait de ce grand et curieux volatile, élevé à quelques détours de rangs, son plat signature! La salle à manger est ouverte à tous, au delà des chambreurs, l’invitation est lancée autant aux locaux qu’aux touristes de tailler la route et d’aller s’y régaler!

Ruée vers la détente

Récemment, l’auberge embrasse son caractère naturellement relaxant en s’adjoignant un centre de détente. Dans un charmant pavillon de bois naturel entouré de bouleaux, des soins esthétiques et des massage y sont prodigués avec savoir-faire par la thérapeute Marlène St-Pierre. De façon toute complémentaire, on y propose également des retraites et ateliers de bien-être: yoga en plein-air, méditation, marche consciente en forêt, communications et écoute… Ces proposition originales s’accordent complètement à l’esprit du lieu et à la vision du couple fondateurs de l’établissement. L’invitation est lancée à vivre une expérience détente au pied des Hautes-Gorges en toute sorte de formule: massage de détente musculaire pour sportif après la randonnée dans le parc national, autant que séjour de groupe, pourquoi pas d’équipe, afin de renouer les liens, se détendre en pleine nature et vivre un lac-à-l’épaule hors du commun!

Parmi les projets sur la table? Un circuit de Santé thermale est présentement en construction. Bientôt, il sera possible de passer de bains hydro-thérapeutiques au sauna et hammam en passant par la douche froide directement sur ce territoire naturel d’exception.

Il avait du flair, le jeune Rhéal, de poser ses valises en plein bois, à l’orée du Parc National et de son Acropole, à la croisée de la route menant au Morios… Ils en ont mis de l’huile de coude et de l’amour,  sur ce bout de terre portant aujourd’hui la trace indélébile de leur occupation de ce territoire autrefois brut, désormais domestiqué, mais avec un respect infini pour la beauté et la générosité de la nature. Une générosité qui les inspire, encore et toujours, à ouvrir leurs portes toutes grandes aux visiteurs!

Texte
Camille Dufour Truchon
Photos
Sylvain Foster, courtoisie (photo centre de détente)

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