« Hello » 2026 !

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S’il est vrai que le changement d’année en janvier tel qu’on le connait et le calendrier grégorien sont relativement jeunes dans la grande histoire du monde, puis que le rythme saisonnier invite plus à la dormance qu’à la renaissance, on accepte tout de même avec soif la fraîcheur des promesses d’une année nouvelle!

Réforme grégorienne vs Rythme naturel


Saviez-vous que le calendrier tel qu’on le connait, plaçant janvier comme premier mois de l’année, n’existe pas avant l’an 1582?

La réforme grégorienne vise à corriger le problème grandissant d’écart entre le mouvement solaire et le calendrier julien, alors en vigueur. Problème tel que, cette année là, on saute 10 jours en France afin de rétablir les choses.

Un fait trop souvent oublié, empoussiéré dans les manuels d’histoires, dont les noms de plusieurs mois gardent encore la trace: avec un début d’année jadis en mars, les noms de septembre (septième mois), octobre (huitième mois), novembre (neuvième mois) et décembre (dixième mois) font soudainement bien plus de sens!

Puis, qui dit nouvel an en mars, dit aussi un début de cycle qui se colle au printemps. Voilà qui, dans l’optique du « new year - new me » fait BEAUCOUP de sens. Qui a l’énergie en plein coeur de l’hiver, alors que la nature est en pleine dormance, de se réinventer en mieux, comme le clament tous les blogues et magazines? Manger mieux, faire plus de sport, désencombrer tout son intérieur, lutter contre telle ou telle habitude: tout ça demande un élan, une force vitale, qui nous fait cruellement défaut quand le soleil ne brillent que quelques heures par jour, quand même les arbres font la sieste… Quelle belle idée de croître et se développer en même temps que les bourgeons! Cependant, même en se collant à l’exemple végétal (voir ancestral, comme nos ancêtres cultivateurs qui, forcément, se gardaient un peu plus au chaud et à l’intérieur en froide saison) l’hiver est loin d’être stagnant et inutile. Une saison à voir comme un moment pour se nourrir, se guérir, se tourner vers l’intérieur (de soi) et soigner ce qui a à l’être. Protéger et alimenter l’énergie qui sommeille en soi avant de la déployer aux beaux jours. Si tout ça sonne abstrait, il est possible d’aborder l’idée simplement comme un appel à la douceur et au respect de soi-même, de ses propres capacités et limites, afin de mettre fin au cycle de l’épuisement et de la dépression saisonnière.

Bref, on a envie de dire (plus comme un rappel amical que comme un dicta de la mode) que la pressions des bonnes résolutions sont « out » et qu’écouter ses besoins est beaucoup plus « in ».

Alors tout ça, ça veut dire que le nouvel an en janvier n’a aucun sens?

Même si historiquement la réponse penche vers le non, son association au dieu romain Janus dont il tire son nom lui apporte un symbolisme intéressant pour le changement d’année: Janus était, dans la mythologie, un dieu pourvu de deux visages, un regardant vers le passé et l’autre vers l’avenir. On l’associait à l’idée d’un seuil de porte, d’un lieu de passage. Et si c’était ça, la logique du changement d’année en janvier… Et si plutôt que de vouloir tout changer et révolutionner dès le 2-3 janvier, on prenait un temps d’introspection pour analyser l’année passée, visualiser l’année à venir, et prendre le temps de vivre ce seuil symbolique, un moment charnière, un respire avant l’action.

On vous souhaite donc un début d’année d’intentions, ancrées avec douceur dans la blanche saison. Autant de semences plantées pour l’année qui s’amorce!

Numérologie et astrologie


En témoignent les circulaires d’épiceries proposant une farandole d’ingrédients asiatiques en février, le nouvel an chinois aussi lève le nez sur le placement grégorien du changement d’année. Effectivement, même si la webosphère annonce déjà en grande pompe l’arrivée du « Cheval de feu » pour 2026, il faudra attendre jusqu’au 17 février avant d’entendre résonner ses sabots. Et c’est avec une charge, davantage qu’avec un trot, que la bête fera son entrée, puisqu’associé à l’élément feu (combinaison se produisant tous les 60 ans seulement) l’année qui s’amorce promet d’être intense: en mouvement, alliant force, courage, passion et momentum afin de nous amener, à vive allure, vers la meilleure version de nous-même …une version plus authentique!

C’est donc dire qu’il nous reste encore quelques semaines à passer sous la garde du serpent, qui par sa capacité à muer, nous invitait en 2025 à nous aussi faire peau neuve. Était alors venu le temps de se décharger de tout ce qui ne nous convenait plus. C’est brutalement, pour certains, que l’année du serpent à mis fin à des relations, des situations, des illusions ou des habitudes qu’on avait dépassées sans même s’en rendre compte. À l’issue de cette année profondément transformatrice, nous voici, oui, débarrassés de cette vieille peau désuète, mais du même coup mis presque à nu, fragilisé, munis seulement d’écailles encore jeunes, fraîches et souples. Les premières semaines de 2026, celles toujours sous l’augure du serpent, gagneraient à être vécu avec l’idée de faire cicatriser et guérir les plaies encore vives de ce à quoi on a dû dire adieu en 2025, puis protéger et nourrir ce qui a repoussé à sa place. Tout ça avant l’action du cheval de feu et pour s’y préparer au mieux. Mais, relaxez, la crainte n’est pas de mise et l’optimiste est permis: cette année est un nouveau départ, en route vers le meilleur!


 

C’est d’ailleurs ce que confirme la numérologie qui situait 2025 comme une année « 9 », la dernière du cycle, et ainsi donc 2026 comme une année « 1 » celle du renouveau. Des choses se clôturent, de nouvelles s’annoncent. Autrement dit, notre baromètre d’espoir collectif est à son « max », il est permis d’espérer du changement positif très bientôt!

Cloud Dancer; Une année une couleur…


Comme chaque année, la compagnie Pantone récidive l’exercice de nommer une teinte précise « couleur de l’année ». C’est avec étonnement qu’on a accueilli l’annonce de « Cloud dancer », un blanc doux et lumineux, comme choix pour 2026.
« UN MURMURE DE TRANQUILLITÉ ET DE PAIX DANS UN MONDE BRUYANT »

Voilà comment Pantone nomme son approche épurée qui détonne avec les années précédentes. Et même si l’absence de couleurs, qu’elles soient vives ou profondes, fait sursauter. On salue l’approche qui accompagne « Cloud dancer »: une quête d’équilibre entre le futur digital qui s’installe et notre besoin primaire de connexion humaine véritable. Un espace de calme et de concentration dans le bruit cacophonique des distractions qui nous submerge. Un canevas blanc laissant place à l’imagination humaine authentique. Un symbole de sérénité, de réflexion tranquille, de relaxation.

Pour leur part les autres gros joueurs des tendances et autre manufacturier de peinture optent de façon assez concerté pour des verts, des tons naturels qui font du bien, dont le « Forêt Boréale » de Sico inspiré par les forêts canadiennes ou l’acidulé mélange de jaune citron et vert olive baptisé « Vert capulin » chez Chromatic.

Magazine Go Charlevoix #6


Chez Go Charlevoix, le retour au bureau après les fêtes et le changement d’année annonce aussi la concrétisation du prochain numéro du magazine imprimé. Un gros dossier qui s’ouvre mais qui vient avec un plaisir infini en création ainsi qu’un coeur gonflé par le sentiment de communauté qui émane toujours de ce grand regroupement de partenaires!


L’édition numéro 6 se construira sous l’angle du bien-être avec comme titre « Retour aux sources »

Comme plusieurs, nous sentons le besoin, dans un monde en mouvement, d’apaisement, d’équilibre, de connexion à soi et à la nature.

S’immerger dans les eaux pures et vives des rivières et cascades; inspirer l’air sa-
lin du Saint-Laurent; couvrir sa peau de glaise nourricière et de goémon; fermer les paupières et prêter oreilles au langage du vent et des arbres… Voilà qui fait rêver!

Pour cette nouvelle et 6e édition, on puise à la source du paysage Charlevoisien pour
y trouver revitalisation, bien-être, harmonie. Une recherche palpable à travers nos pages, mais surtout via un nouveau cahier « mieux être et ­ ressourcement ».


Contactez-nous afin de construire ensemble votre présence dans les pages de ce magazine en 2026!
Text
Camille Dufour Truchon
Photos
Patrice Gagnon, Sylvain Foster, Camille Dufour Truchon (Illustration)